Catégorie: Makam

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Arabic / Arabe : maqams (pl. makamat)
Turkish / Turc : makam


Ottoman music has a large and varied system of modes or scales known as makams, and other rules of composition. There are more than 600 makams that have been used so far. Out of these, at least 119 makams are formally defined, but today only around 20 makams are widely used. In the sufi teaching, each makam represents and conveys a particular psychological and spiritual state. Sometimes, in certain makams, Ottomans would use different instrumental and vocal musical pieces in order to cure certain medical and psychological conditions.

The scales which makams are built from are not even-tempered, unlike the chromatic scale used in Western classical music. Instead, in Arabic makam, 5th notes are tuned based on the 3rd harmonic. The tuning of the remaining notes entirely depends on the makam. The reasons for this tuning are probably historically based on string instruments like the oud.

What are Quarter Tones ?

Many makams include notes that can be approximated with quarter tones (half-flat or half-sharp), although they rarely are precise quarters falling exactly halfway between two semitones. Even notes depicted as semitones sometimes include microtonal subtleties depending on the makam in which they are used. For this reason, when writing Arabic and Turkish music using the Western notation system, there is an understanding that the exact tuning of each note might vary with each makam and must be learned by ear.

Another peculiarity of makams is that the same note is not always played with the same exact pitch. The pitch may vary slightly, depending on the melodic flow and what other notes are played before and after that note. The idea behind this effect is to round sharp corners in the melody by drawing the furthest notes nearer. This effect is sometimes called the law of attraction or gravity, and is common in other musical traditions.

Are makams transposable?

When makams are taught and documented, each makam is usually associated with the same starting note (tonic). For example, makam Beyâtî is almost always shown as starting on D in reference textbooks.

In general makams are transposable, but only to a handful of other tonics. For example, makam Beyâtî usually starts on D, but it can also start on G and A. When transposing makams, musicians mention the tonic name after the makam name for clarity (e.g. "Beyâtî on G"). For this reason also, only a few quarter tones are exploited. The most frequently used quarter tones are: E half-flat, A half-flat and B half-flat.

The reasons behind this limitation are probably technical and pragmatic, and have to do with the difficulty of transposing freely on classical instruments (oud, nay, kanun). On the oud for example, it is important to be able to exploit open strings to play tonics, 4th and 5th notes, since the sound on open strings is always in tune and louder. In addition, since the oud tuning is not even-tempered but based on harmonic 4th and 5th intervals between open strings, makams don't sound equally in tune and pleasant on every tonic.

Some makams change names when transposed because they vary in their feel or mood. A makam could also have a different melodic development (arabic: sayr) when transposed, including a different dominant note, etc. For example arabic makam Rahat El Arwah is a transposed version of makam Hüzzâm, but they have different moods. To describe the difference using very subjective terminology, the first is lower, more mellow and spiritual, the second is higher, lighter and funkier.

Another reason might be historic, since each name (and tonic) may have been used in a different region (Arab, Persian, Turkish. etc.). An example of this is the Hijaz Kar, Shadd Araban, Shahnaz, and Suzidil makams, which all have the same tonal intervals.

How can makams be broken down?

The building blocks for makams are sets of 3, 4 or 5 notes, called trichords, tetrachords and pentachords, respectively. The Arabic word for these sets is jins (plural ajnas). The word jins means the gender, type or nature of something. In general each makam is made up two main sets called lower and upper sets. These can be joined at the same note, at two adjacent notes, or can overlap each other. A makam may also include other secondary sets which are very useful for modulation. Instead of thinking of a makam as a collection of 8 or more individual notes, it's often useful to think of it as a group of two or more sets.

Source  :

Hear the makams

In this video playlist, makam lessons by Ross Daly, Labyrinth Music Workshop, Crete

La musique ottomane a un grand nombre de modes ou gammes variées nommées makams, et des règles de composition. Il en existe plus de 600 dont au moins 119 sont précisément définis, mais aujourd'hui on en utilise seulement une vingtaine. Dans l'enseignement soufi, chaque makam représente et transmet un état psychologique et spirituel particulier. Parfois, dans certains makams, les Ottomans auraient utilisé des pièces instrumentales ou vocales pour soigner des cas psychologiques ou médicaux.

Les "gammes" que construisent les makams ne sont pas tempérées comme les gammes chromatiques de la musique classique occidentale. De plus, tout du moins dans la musique arabe, la 5e note est accordée en se basant sur l'harmonique de la 3e. L'accordage des autres notes dépend du makam. Les raisons de cet accordage sont probablement historiques, grâce à des instruments non tempérés comme le oud.

Que sont les quarts-de-ton ?

Beaucoup de makams incluent des notes qui peuvent être approchées par des quarts de tons (demi-bémol, demi-dièse), bien qu'elles soient rarement à la hauteur exacte à mi-distance entre deux demi-tons. Des notes marquées comme des demi-tons incluent parfois des subtilités microtonales qui dépendent du makam où elles sont utilisées. Pour cette raison, en écrivant de la musique arabe ou turque dans le système de notation occidental, il est sous-entendu que la hauteur exacte de chaque note peut varier et doit être apprise d'oreille.

Une autre particularité des makams est qu'une même note n'est pas toujours jouée à la même hauteur. Sa hauteur varie très légèrement, selon le flot mélodic et quelles notes sont jouées avant ou après. Le principe est d'arrondir les angles dans la mélodie en rapprochant les notes éloignées. Cet effet est appelé loi de l'attractivité, ou de la gravité, et est commune à d'autres traditions musicales.

Peut-on transposer les makams ?

Dans l'enseignement et les documentations sur les makams, chacun est associété à une même note de départ (tonique). Par exemple le makam Beyâtî est très souvent montré en commençant par Ré.

En général, les makams sont transposables, mais seulement dans certaines tonalités pratiques. Par exemple Beyâtî est généralement en Ré, mais peut aussi commencer par Sol ou La. Lorsqu'ils transposent les makams, les musiciens mentionnent la tonique (exemple "Beyâtî en Sol"). Pour cette raison aussi, seulement quelques quarts-de-tons sont utilisés, les plus fréquents étant Mi demi-bémol, La demi-bémol et Si demi-bémol.

Les raisons de cette limitation sont sans doute techniques et pragmatiques, liées à la difficulté de transposer librement sur des instruments tels que le oud, le nay, le kanun. Sur le oud par exemple, il est important d'exploiter les cordes à vide pour les toniques, 4e et 5e notes, car le son des cordes à vide est toujours juste et plus puissant. De plus, comme le oud est accordé selon en quartes ou quintes, les makams ne sonnent pas justes et plaisant dans toutes les tonalités.

Certains makams changent de nom une fois transposés car cela change leur ressenti ou humeur. Un makam peut aussi avoir différents développements mélodiques (en arabe: sayr) une fois transposés (une autre note dominante par exemple). Le makam arabe Rahat El Arwah est une transposition du makam Hüzzâm, mais ils sont différentes humeurs. En termes très subjectifs, le premier est plus grave, doux et spirituel, le second est plus aigu, léger et traissaillant.

Une autre raison est probablement historique, puisque chaque nom et tonique a pu être utilisé dans différentes régions (Perse, Turquie, Maghreb...). Par exemple Hijaz Kar, Shadd Araban, Shahnaz, et Suzidil, qui ont tous les mêmes intervales.

Comment découper un makam ?

Les makams sont construits de groupes de 3, 4 et 5 notes, appelés respectivement tricordes, tétracordes et pentacordes. Le mot arabe pour ces ensembles est jins (pluriel ajnas). jins signifie genre, nature de quelque chose. Généralement, chaque makam est construit de deux polycordes principaux, appelés ensembles graves et aigus (?). Ils peuvent se joindre sur la même note, sur deux notes adjacentes, ou se superposer. Un makam peut aussi inclure des polycordes secondaires qui sont très utiles pour moduler. Plutôt que de penser un makam comme un ensembel de 8 notes (ou +), il faut le penser comme un groupe de 2 polycordes (ou +).

Source  : traduction de

Écouter les makams

Dans cette playlist YouTube, leçons sur les makams par Ross Daly, Labyrinth Music Workshop, Crète

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